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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:04

   Pour les ignares ou ceux qui lisent des livres d'Histoire écrit par des journalistes ... ignares, le Moyen-Âge est une époque triste, sombre, mélancolique, cruelle etc... 

  Alors la musique de cette période, c'est forcément une musique triste, dépressive... la complainte de la jeune châtelaine abandonnée...

  Et si on écoutait In Taberna, groupe (hélas séparé) spécialiste de musique médiévale :



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commentaires

S

Du fait de la décrétale ( hier j'ai enfin fait cet article prévu depuis un an, votre article m'a décidée !) de Jean XXII, la musique "populaire" est sortie des églises et a commencé à s'enrichir en
rythmes, modes, etc,et à évoluer ! Le bon Jacques Chaillet nous a laissé un excellent livre sur cette période; le mien tombe en morceaux; avec celui par lequel J. C. avait étudié à fond La Flûte
Enchantée de Mozart.


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S

A cause de Jean XXII... qui n'aimait pas les hoquets...


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L


Oui, dans la Docta sanctorum patrum, Jean XXII fustige les innovations musicales. Il écrit, en parlant des musiciens "modernes" : "... ils hachent les chants avec les notes de courte
durée, tronçonnent les mélodies par des hoquets, polluent les mélodies avec des déchants et vont jusqu'à les farcir de triples et de motets en langue vulgaire, de sorte que, perdant de vue les
fondements de l'antiphonaire et du graduel...". Mais il est bien évident qu'il parle ici de musique sacrée. La musique populaire n'est pas concernée.


Si les chansons d'amour ou autres, au rythme lent et monotone font partie du répertoire populaire, les airs joyeux, aux rythmes endiablés (voilà un mot qui indique bien cependant ce qu'en pense
le clergé) ont certainement la préférence du peuple; qui ne se prive pas de faire la fête !