Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 12:46

L'Histoire, la notre tout particulièrement, est aujourd'hui fort malmenée. Entre idéologues, escrocs, révolutionnaires et idiots utiles (journalistes, présentateurs TV, enseignants et même, et surtout, des gens diplomés d'Histoire, victimes - souvent consentantes - de l'enseignement des écoles de la République), notre Histoire est très souvent falsifiée à des fins de manipulation, plus particulièrement de culpabilisation et d'absence de fierté patriotique. Rares sont les jeunes, et les moins jeunes aussi d'ailleurs (car l'entreprise de destruction de l'identité nationale ne date pas d'aujourd'hui), à ne pas être prisonnier d'un sentiment de culpabilité face à notre passé colonial, l'esclavagisme, notre attitude lors de la première puis seconde guerre mondiale (les fameuses heures sombres de notre histoire).

Dieu merci, il existe encore de véritables historiens, des gens intelligents, sérieux, honnêtes, courageux qui étudient et parlent d'Histoire objectivement, sans juger, sans sélectionner, sans parti-pris, n'hésitant pas s'opposer aux menteurs (hélas, systématiquement au dépend de leur carrière), n'hésitant pas à avouer leurs erreurs, leur façon de voir les choses...

Daniel Lefeuvre faisait parti de ces Historiens.

Ayant eu la chance de le rencontrer, j'apporterai ma modeste contribution à sa mémoire, en témoignant de sa gentillesse, de son humilité et de son professionalisme.

Dans le quotidien Présent daté du samedi 28 décembre 2013, Jean-Paul Angelleli lui rend hommage et le présente à ceux qui ne le connaissait pas, mais qui vont je l'espère découvrir son travail. Un travail qui avait été d'ailleurs fort utile à la rédaction de l'article : "France -Algérie Vérités historiques.

 

 

 

Daniel Louis Lefeuvre est décédé le 4 novembre à Paris à 62 ans, frappé depuis des années par une maladie implacable qu’il supportait avec courage… comme on pouvait s’en rendre compte si on le rencontrait. Ce qui fut mon cas lors d’un congrès algérianiste. D’autres qui l’ont mieux connu en témoigneront.

Daniel Lefeuvre était professeur d’histoire à l’Université Paris 8 Saint-Denis où il a exercé jusqu’à sa mort. Venant d’un milieu populaire, il avait gravi tous les échelons d’une carrière universitaire remarquable. Sous la direction de Jacques Marseille il s’était spécialisé dans l’histoire coloniale. Au sens large du terme, mais l’Algérie était privilégiée… Un terrain très risqué et occupé surtout dans les médias par les ennemis de l’oeuvre coloniale française sous la houlette du maître Stora qui vient d’être nommé inspecteur général de l’éducation nationale. Le commentaire est superflu.

Les travaux de Daniel Lefeuvre ont été considérables. Cours, colloques, entretiens, etc. Il avait fondé avec deux amis, Michel Renard et Marc Michel, une revue Etudes Coloniales consultable sur internet (à remarquer qu’il n’utilise pas le mot infamant « colonialisme »). Je conseille de la consulter car dès le 5 novembre elle a publié une longue et émouvante biographie du disparu. Pour ma part j’insisterai sur trois de ses livres.0180.jpg

Le premier est tiré de sa thèse : Chère Algérie – La France et sa colonie, 1930-1962 (Flammarion, 2005). Jacques Marseille l’a préfacé. Il avait eu le grand mérite de tirer Daniel Lefeuvre de son militantisme communiste, qu’il ne cachait pas. Son titre, je crois, a été mal compris. Daniel Lefeuvre en effet n’avait pas caché qu’il proposait une histoire « nuancée et critique de ce pan tragique de notre passé colonial » en sachant qu’il heurterait les « partisans de la commémoration nostalgique comme les tenants d’une “repentance” mal entendue ». Pour le reste, ce gros livre (500 pages) est un travail de haute qualité documentaire à partir du dépouillement d’archives dont Daniel Lefeuvre était passionné… Lu et relu, on peut en discuter certains aspects. Mais il n’y a rien de diffamatoire.C’est une analyse positive d’un grand échec.Pour-en-finir-avec-la-repentance-coloniale-Daniel-Lefeuvre

A noter l’apparition du terme « repentance ». On le retrouve dans son second livre, Pour en finir avec la repentance coloniale (Flammarion, 2006). Cette fois-ci Daniel Lefeuvre disait ce qu’il avait sur le coeur depuis longtemps. Sans tomber dans une hagiographie sulpicienne à propos de la colonisation, il s’élevait avec

vigueur contre la mafia universitaire qui s’acharnait contre elle et depuis des décennies sans grand risque. Ce livre fut une explosion dans l’enseignement supérieur, d’autant qu’il eut du succès et fut réédité en poche.

En 2008 avec Michel Renard, Lefeuvre publia Faut-il avoir honte de notre identité nationale ? où il s’inquiétait de la disparition de l’Etat nation et citait de nombreux0181.jpg auteurs, surtout historiens, de Michelet à Nora en passant par Bainville, Chaunu, etc., qui avaient traité de l’identité française au cours de notre histoire…

Outre les livres, Lefeuvre n’hésitait à frapper fort et haut. C’est ainsi que les Etudes Coloniales ont publié ce qu’il pensait dans une émission d’Itélé de la loi Taubira de 2001 à propos de l’esclavage et de la traite, qualifiés de « crimes contre l’humanité ». Il faisait remarquer que son sujet simplifié ne condamnait que la traite européenne disparue au XIXe siècle mais pas les traites inter-africaines et surtout les traites arabes qui ont sévi jusqu’au XXe siècle. Quant au crime contre l’humanité, c’est une notion (justifiée) apparue mais en en 1945 à Nuremberg…

A l’occasion, suivant l’actualité, il publiait des critiques sévères et vérifiées. Par exemple sur l’Algérie (fin 2012, le voyage de Hollande) il pulvérisait les insanités historiques algériennes de l’Algérie post 1962 plaisamment colportées en métropole par leurs idiots utiles français. Evidemment tout ceci (et j’ai dû faire un choix) devait se payer un jour ou l’autre et c’est tout récent.

Voici l’affaire. L’université de Reims avait organisé les 7 et 8 novembre un colloque sur0182.jpg les troupes coloniales, surtout en 14-18… Daniel Lefeuvre y était invité. A juste titre. Il connaissait le sujet. Notamment parce qu’il avait découvert dans des archives qu’à Nogent-sur-Marne durant la Première Guerre mondiale l’hopital s’était spécialisé dans le traitement des blessés « coloniaux » noirs et arabes… En 1919 un monument traditionnel, une « kouba », avait été édifié en hommage aux morts. Ce monument avait disparu mais Daniel Lefeuvre s’était mis en tête de le faire reconstruire. Avec ténacité et efficacité (car cela dura des années) il y parvint et la nouvelle kouba fut inaugurée solennellement en avril 2011.

Ce qui suit est affreux et a soulevé en moi une colère qui ne s’est pas calmée…

Oyez ! Contre la présence de Daniel Lefeuvre et de ses amis Michel et Renard, il y eut une pétition. Je n’ai pas les noms des pétitionnaires mais je propose de (courts) extraits de leur protestation publiée dans L’Union de Reims du 18 octobre. D’abord les pétitionnaires s’indignaient de la venue du trio avec menace de boycott. Comme cela plus de dialogue en direct : Lefeuvre et ses amis incarnaient « une idéologie coloniale très marquée à droite ». Madame Hazan, maire socialiste de Reims, en prenait pour son grade. Elle était soupçonnée de complicité… Lefeuvre et ses amis étaient des « révisionnistes » qui à Reims seraient « légitimés ». D’ailleurs ils sont « des idoles des journaux de droite et d’extrême droite ». Dénonciation ne s’accompagnant d’aucun titre cité.

Il y a plus sinistre et écoeurant. Un historien (qui n’est pas nommé) lance contre Lefeuvre le jugement qui tue surtout en ce moment : Daniel Lefeuvre a omis « la question raciale de la colonisation. Il y a bien une échelle de races à la base de la colonisation ». Et pour se couvrir l’historien ajoute : « il ne s’agit pas de culpabiliser éternellement l’homme blanc de s’être cru supérieur à un moment de son histoire »… mais comme ça on peut mieux l’écraser.

Les autorités universitaires et Madame le Maire n’ont pas cédé et ont maintenu l’invitation mais Daniel Lefeuvre n’a pu y répondre vu son état qui s’était aggravé… Ce dernier combat aurait été extraordinaire. Daniel Lefeuvre connaissait bien les cloportes qui le salopaient. Ils en auraient pris pour leur grade.

Le colloque a eu lieu (voir L’Union de Reims du 7 novembre) mais devant une maigre assistance. L’intimidation avait réussi. Une salle presque vide ; pas de maire (où étaient ses adjoints), aucun élu (il n’y en a pas de droite ?), pas de président d’université. Le sous-préfet lui a rendu hommage honnêtement… Le doyen de la faculté a réhabilité le terme « révisionnisme » du disparu et rappelé que ce n’était pas une injure au moment de l’affaire Dreyfus. Philippe Buton, professeur d’histoire à Reims, a été plus direct. Il a fustigé « la rumeur et la calomnie » visant les invités. Il avait auparavant protesté contre la pétition publiée dans L’Union, la qualifiant « des bruits de sanitaires indignes d’un journal d’information ». Chapeau !

A mon avis ce scandale (c’en est un) a été étouffé. Il faut le révéler le plus possible. Au-delà des responsables, il jette une lumière crue sur des gens abjects. Pour être poli… Loin du bruit de la fureur Daniel Lefeuvre, lui, glissait dans la mort… Il avait encore à dire, comme cette « Histoire des Français d’Algérie » qu’il avait commencée. Il les connaissait mieux en participant à leurs réunions algérianistes. A Thierry Rolando, leur président, il avait confié qu’il avait vu son père pleurer en entendant « les Africains »… La camarde l’a brutalement emporté. Nous laissant dans le désarroi et le chagrin. Il reste sa mémoire, son oeuvre si riche et ses nombreux et divers amis qui se sont rassemblés ce 12 novembre à l’hôpital Lariboisière avant son inhumation dans la Creuse. Il faut conclure. Adieu Daniel.

 

Repost 0
21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 18:07

La viticulture a été introduite dans le sud-est de la France vers le Ve siècle avant J.-C. par les Etrusques, selon un article publié début juin aux Etats-Unis dans PNAS.


« Nous savons désormais que les Etrusques ont transmis la culture méditerranéenne du vin aux Gaulois, dans le sud de la France », affirme Patrick McGovern, directeur du laboratoire d’archéologie biomoléculaire à l’Université de Pennsylvanie, le principal auteur de ces travaux.

Ses collaborateurs et lui ont analysé trois amphores étrusques en bon état, trouvées dans0105.jpg le quartier des commerçants, à l’intérieur d’un mur d’enceinte de l’ancien port de Lattara, près de Lattes, datant de 525 à 475 av. J.- C. Ces amphores présentaient des résidus de vin. Grâce aux techniques chimiques les plus avancées, dont la spectrométrie infrarouge, ces chercheurs ont détecté des traces d’acide tartrique, présent dans les raisins en Eurasie et dans le vin au Proche-Orient et dans le bassin méditerranéen.

Ils ont également détecté des composants dérivés de la résine de pin ainsi que d’autres plantes aromatiques qui étaient alors ajoutées au vin dont le romarin, le basilic et le thym, originaire de l’Italie centrale où le vin était alors produit.

Vu leur forme et d’autres caractéristiques, ces amphores étaient bien de fabrication étrusque, provenant probablement de la ville de Cisra, aujourd’hui Cerveteri.

À proximité des murs d’enceinte de Lattara, les scientifiques ont aussi découvert une plateforme en calcaire, du Ve siècle avant notre ère, qui contenait des résidus d’acide tartrique, prouvant que cette pierre a servi de pressoir à raisins.

Les premières traces chimiques de production de vin connues ont été découvertes dans des poteries datant de 5 400 à 5 000 ans avant l’ère chrétienne, sur le site de Hajji Firuz, situé dans le nord de l’Iran. La production et la consommation de vin se sont ensuite répandues progressivement dans le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen.

 

Source : Present.fr

Repost 0
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 17:52

Le 10 janvier dernier, l’historien Jacques Heers  est décédé à Angers. Il nous a laissé heers_jacques.jpgune œuvre tout à fait considérable.

Né en 1924 Jacques Heers était issu, comme c’était fréquemment le cas à l’époque pour certains de nos universitaires les plus brillants, d’une famille de petits commerçants. Il était le fruit de cette école publique dont on sait ce qu’ont été ses performances. Initialement, comme c’est souvent le cas, il s’était destiné à la carrière d’instituteur ; puis une licence d’histoire a suivi, puis l’agrégation, puis un doctorat consacré à Gênes ou XVe siècle sous la direction de Fernand Braudel ; il fut ensuite assistant de Georges Duby à Aix-en-Provence, puis professeur de faculté à Alger jusqu’à la fin de l’Algérie française243.jpg en 1962. On le retrouvera professeur à Caen, puis à Nanterre, puis enfin à la Sorbonne où il finira directeur des études médiévales.

Il avait entamé ses recherches sous l’auspice de l’Ecole des Annales, qui privilégiait l’histoire économique et sociale, la longue durée, qui se défiait « de l’événement », mais avec le temps il avait clairement prit ses distances avec cette vision des choses et il avait redécouvert la voie d’une histoire beaucoup plus complète.

Jacques Heers a laissé un certain nombre d’ouvrages qui ont marqué des générations d’étudiants, comme son Précis d’histoire du Moyen Âge, aux Presses Universitaires de France, L’Occident aux XIV et XV siècles, aspects économiques et sociaux, dans la244.jpg prestigieuse collection Nouvelle Clio des PUF, ensuite il s’est intéressé à l’histoire des villes, à la vie urbaine au Moyen Âge, notamment dans l’espace de la chrétienté méditerranéenne. Ces quinze dernières années, retraitées, il s’est intéressé aux croisades, avec un livre sur la première croisade, un autre livre sur la quatrième croisade et le sac de Constantinople. Il s'est orienter ensuite vers des biographies, en revenant vers ces XIVè et XVè siècles qui étaient sa spécialité de départ, notamment avec des biographies de Louis XI et de Jacques Coeur.

Mais au-delà de ces travaux ponctuels, Jacques Heers a posé la question des rapports entre la mémoire et l’Histoire, pour bien faire la part des choses entre l’une et l’autre, il a déconstruit les mensonges et les préjugés qui ont longtemps245.jpg accompagné l’enseignement de notre discipline en France, il a notamment remis totalement en cause la vision faite d’idées reçues assez grossières concernant le Moyen Âge assimilé régulièrement à une époque obscurantiste alors que nous le savons, elle correspond à une période d’éveil de l’Occident européen appelé à une ascension continue jusqu’au tragique XXe siècle. Il a enfin donné il y a peu une Histoire des Guerres d’Italie, aux éditions Via Romana, tout à fait originale qui vaut par la nouveauté des perspectives retenues notamment dans la durée, puisqu’il fait commencer ces Guerres d’Italie concernant la France, à juste titre d’ailleurs, avec la politique et des Angevins dans le royaume de Naples.

Indépendamment de son œuvre historique, Jacques Heers, et c’est ce que nous retiendrons246.jpg aussi, fut un professeur courageux dans les conditions difficiles qui furent celles de la faculté de Nanterre à l’époque du grand carnaval soixante huitard, il a toujours témoigné d’une très grande indépendance d’esprit.

La recherche et l’université françaises ont perdu un historien de premier ordre.242

Repost 0
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 13:22

Coup double pour une équipe de scientifiques franco-espagnole rassemblée autour de Philippe Charlier: ils ont trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée d'Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, validant l'authenticité des deux restes royaux.

Ces travaux, dont les résultats sont publiés lundi en ligne par la revue Forensic Science International, «montrent qu'Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères», a expliqué à l'AFP le Dr Charlier, médecin légiste à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches, en région parisienne, et grand spécialiste des énigmes historiques.

En confirmant par la génétique «la véracité de l'arbre généalogique entre Henri IV et Louis XVI», l'étude apporte un argument supplémentaire à l'authentification de la tête d'Henri IV, contestée par certains.

Retrouvée en 2008, après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête du roi Henri IV avait été authentifiée en 2010, sur la base de nombreux recoupements scientifiques et historiques, par une équipe d'une vingtaine de spécialistes conduite par le Dr Charlier. Mais ils avaient alors échoué à extraire l'ADN.215.jpg

 

Quant au sang attribué à Louis XVI, analysé en 2011 par une équipe italo-espagnole pilotée par Carles Laluela-Fox (Institut de biologie évolutive de Barcelone), il a été récupéré dans une sorte de gourde possédée par une famille aristocratique italienne.

Cette gourde aurait contenu un mouchoir qui avait trempé dans le sang royal, le jour où Louis XVI fut guillotiné, le 21 janvier 1793.

Sept générations séparent ces deux rois de France au destin tragique, Louis XVI descendant en ligne directe paternelle d'Henri IV, assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610.

L'enfant du miracle

C'est précisément l'ADN «paternel», l'ADN du chromosome Y, qui a parlé, balayant les derniers doutes sur l'authenticité de la tête d'Henri IV, selon le Dr Charlier.

L'Institut de biologie évolutive de Barcelone a travaillé sur un échantillon «provenant du plus profond de la gorge de l'individu» et a pu extraire un ADN partiellement exploitable.

La tête d'Henri IV a été séparée de son corps en 1793, sous le régime de la Terreur, lors de la profanation de la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France.

Elle n'est réapparue qu'au XIXe siècle dans une collection privée d'un comte allemand, avant d'être acquise en 1919 par un antiquaire de Dinard, puis revendue à un couple de retraités passionnés d'Histoire. Ceux-ci l'ont léguée au chef actuel de la maison de Bourbon, Louis de Bourbon.

La confirmation de la lignée paternelle entre Henri IV et Louis XVI apporte aussi indirectement une réponse aux historiens qui pouvaient douter que Louis XIV soit bien le fils de Louis XIII, et non de Mazarin. «L'enfant du miracle» était né plus de 20 ans après le mariage de Louis XIII, le premier fils d'Henri IV, avec Anne d'Autriche.

Des parcelles du coeur de Louis XIII et de celui de Louis XIV sont conservées à la basilique Saint-Denis, mais l'équipe du Dr Charlier n'a pas été autorisée à les étudier.

Parfois surnommé «l'Indiana Jones des cimetières», le Dr Charlier a notamment révélé l'empoisonnement au mercure d'Agnès Sorel, favorite de Charles VII.

Plus récemment, il a travaillé sur des fragments du coeur de Richard 1er d'Angleterre, dit Richard Coeur de Lion. «Les résultats sont imminents», a-t-il déclaré, avant son départ pour la Transylvanie où il doit étudier des squelettes de prétendus vampires.

Quant à l'équipe de Carles Lalueza-Fox, maintenant qu'elle a la confirmation que le sang séché est bien celui de Louis XVI, elle pourrait tenter de déchiffrer le génome complet du dernier monarque absolu de l'Histoire de France et en tirer des informations sur la famille royale, comme la consanguinité ou la susceptibilité aux maladies.

 

Source: La Presse.ca

Repost 0
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 18:26

Communiqué de Bernard Lugan (historien français spécialiste de l'Afrique, maître de conférences hors classe à l'Université de Lyon III, conférencier à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ainsi qu'à l'École de guerre au sein du module Histoire et géostratégie de la francophonie, docteur en histoire et docteur d'État ès lettres),  publié le 14/10/12 :

 

     Les conséquence de la loi Taubira.

 

L’on croyait avoir tout vu à propos de la repentance ! Or, au moment où, à Gorée, François Hollande se couvrait la tête de cendres (voir mon communiqué du 12 octobre), le cabinet du Premier ministre français reconnaissait qu’il avait été demandé à un « collectif » d’associations de « faire des propositions sur ce qui peut être fait en termes de réparations ». Rien de moins ! Français, à vos portefeuilles…

Peut-être pourrait-on suggérer à Monsieur le Premier ministre de mettre particulièrement à contribution les habitants de sa bonne ville de Nantes, elle qui fut une capitale de la Traite et dont les électeurs apportent régulièrement leurs suffrages au parti socialiste…

 

La question des réparations est régulièrement posée depuis que, sous un Président de « droite » et un Premier ministre de gauche, les députés votèrent à l’unanimité et en première lecture, la loi dite « Taubira », loi qui fut définitivement adoptée le 10 mai 2001.

Jacques Chirac décida ensuite que ce même 10 mai, serait désormais célébrée la « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Cette décision plus qu’insolite rompait avec une sage pratique voulant, sauf exception, que des dates du passé soient toujours choisies pour célébrer les évènements historiques. Or, avec le 10 mai, ce fut une date du présent qui allait permettre de commémorer des évènements du passé.

Pourquoi ne pas avoir choisi le 27 avril, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France (27 avril 1848) pour célébrer cette « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions » ? L’air du temps y fut naturellement pour quelque chose…

Il est d’ailleurs proprement stupéfiant de devoir constater que, littéralement couchés devant le politiquement correct, tous les députés de « droite », je dis bien TOUS, votèrent cette loi qui ne dénonce pourtant qu’une seule Traite esclavagiste, celle qui fut pratiquée par les seuls Européens, loi qui passe sous silence le rôle des royaumes esclavagistes africains et la traite arabo-musulmane  . L’ethno-masochisme de nos « élites » semble sans limites !

Quelques années plus tard, Christiane Taubira a osé déclarer qu’il ne fallait pas évoquer la traite négrière arabo-musulmane afin que les « jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express du 4 mai 2006) !!!

 

L’énormité de la demande concernant les réparations est telle que le gouvernement va nécessairement devoir clarifier sa position. Il est même condamné à le faire devant l’impopularité et l’incongruité d’une telle démarche. Mais, harcelé par les groupes de pression qui constituent son noyau électoral, il va devoir donner des compensations « morales » aux « associations » concernées. Nous pouvons donc nous attendre à une nouvelle rafale de mesures de repentance.

Voilà comment l’histoire est violée et comment le totalitarisme liberticide se met en place. Lentement, insidieusement, mais sûrement.

 

Bernard Lugan

 

L'île de Gorée, octobre 1961, mise au point de Bernard Lugan :

 

 
Repost 0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:02

160.jpg

«Clovis est proclamé roi des Francs». Illustration du manuel scolaire de Bernard et Redon. Notre premier livre d'histoire, Paris, Nathan, 1955 - Crédits: Henri Dimpre/Collection Jonas/Kharbine-Tapabor

 

L'absence de l'histoire en terminale scientifique est la manifestation la plus éclatante de la dégradation de cette matière dans le cursus scolaire. Mais le problème de l'histoire à l'école ne tient pas seulement au nombre d'heures de cours : l'orientation des programmes est en cause.

«Ils ont tué l'histoire-géo», accuse-t-il. Laurent Wetzel a été professeur agrégé d'histoire, de géographie et d'éducation civique, puis inspecteur pédagogique. Mais ce normalien est aussi un ancien élu local - il a été maire de Sartrouville et conseiller général des Yvelines - dont les combats ne furent pas académiques. L'essai qu'il publie, argumenté et même technique, ne fait donc pas de cadeau à l'Éducation nationale. Depuis la dernière réforme en date, rappelle l'auteur, l'histoire et la géographie ne font plus partie des disciplines obligatoires pour les terminales scientifiques. En 2011, poursuit-il, l'agrégation d'histoire a offert à commenter un texte médiéval qui était un faux. Les programmes élaborés depuis 2008 par le ministère, ajoute Laurent Wetzel, comportent d'inexcusables erreurs et omissions... Autant de faits qui, cumulés, donnent la tendance: l'enseignement de l'histoire, en France, court au désastre.

Dans un autre livre à paraître d'ici peu, Vincent Badré, un jeune professeur d'histoire-géographie, dresse le même constat. Son ouvrage aborde le sujet à travers un panorama des programmes et des manuels scolaires montrant que la façon dont ceux-ci sont conçus et rédigés, majorant telle époque ou passant telle autre sous silence, magnifiant tel personnage ou occultant tel autre, influe en profondeur sur notre représentation du passé. Ainsi les générations des années 1970 et 1980 n'ont-elles pas la même conception de l'histoire de France que leurs aînées des années 1940 et 1950, parce qu'elles n'ont pas reçu le même enseignement, ni utilisé les mêmes manuels.

Les programmes ? Ceux qui sont en vigueur ont été élaborés par les services de la Rue de Grenelle entre 2006 et 2008. À l'école primaire, l'élève est censé étudier les grandes périodes historiques et la géographie française. Au collège, il doit ensuite parcourir l'histoire de l'Occident, de l'Antiquité au XXe siècle, avec chaque année une initiation aux mondes extérieurs : la Chine des Han ou l'Inde des Guptas en sixième, un empire africain (Mali, Ghana, Songhaï ou Monomotapa) en cinquième, la traite négrière en quatrième. Au lycée, le cursus prévoit la reprise du programme du collège, mais sous l'angle d'éclairages thématiques tels que «L'invention de la citoyenneté dans le monde antique» ou «Croissance économique et mondialisation».

161.jpg

«Saint Louis rend la justice», Illustration du manuel scolaire de Bernard et Redon Notre premier livre d'histoire, Paris, Nathan, 1955 - Crédits: Henri Dimpre/Collection Jonas/Kharbine-Tapabor

 

Pour les lycéens, un découpage de ce type suppose que les acquis de l'école primaire et du collège aient été réellement assimilés. À ce titre, le programme actuel a été d'emblée contesté, nombre d'enseignants lui reprochant son caractère théorique, pour ne pas dire utopique. Mais son architecture générale a été bousculée, qui plus est, par la décision prise en 2009, Luc Chatel étant ministre de l'Education nationale, de supprimer l'histoire en terminale S. Cette mesure absurde a eu pour conséquence de condenser sur l'année de première le programme qui occupait auparavant deux années. À raison de deux heures de cours par semaine, le lycéen qui prépare le bac de français est tenu, en histoire, de s'initier à la période qui court du milieu du XIXe siècle aux années 1960. Soit l'industrialisation de la France (et de l'Europe), la montée des nationalismes, la colonisation, deux guerres mondiales, le totalitarisme... Un champ si large qu'il devient même difficile de ne faire que le survoler, comme en conviennent tous les profs. Sur les forums d'internet, ce programme de première déclenche d'ailleurs de furieux débats au sein de la corporation enseignante.

La chronologie n'est toujours pas rentrée en grâce

Vincent Peillon, nouveau ministre de l'Éducation nationale, a annoncé son intention de rétablir l'histoire pour les terminales scientifiques. Cette décision, si elle est effectivement prise, réjouira, par-delà les clivages politiques, tous ceux qui sont conscients de l'enjeu d'une telle mesure. Mais les programmes posent néanmoins d'autres problèmes dont les racines remontent aux choix pédagogiques opérés dans les années 1970-1980. Or ces choix, dont les mandarins de l'inspection générale d'histoire-géographie, derrière Laurent Wirth, leur actuel doyen, se considèrent les gardiens, nul n'a l'intention, Rue de Grenelle, de revenir dessus.

Ainsi, en dépit du discours officiel qui prétend le contraire, la chronologie, condamnée il y a plus de trente ans au nom d'une approche thématique et transversale de l'histoire, n'est-elle toujours pas rentrée en grâce. N'importe quel assistant de faculté peut raconter d'édifiantes anecdotes à ce sujet, beaucoup d'étudiants de première année hésitant à situer les Mérovingiens par rapport aux Carolingiens ou peinant à aligner correctement la liste des régimes politiques français du XIXe siècle, du Premier Empire à la IIIe République. Et encore s'agit-il de jeunes attirés par l'histoire ! En première, le découpage thématique a ceci d'aberrant, par exemple, que le programme prévoit un module sur «La guerre au XXe siècle» qui précède celui qui concerne «Le siècle des totalitarismes». Or comment comprendre la guerre de 1939-1945 sans connaître Hitler ?162.jpg

«Bonaparte au pont d'Arcole». Illustration d'un manuel scolaire. Crédits: Henri Dimpre/Collection Jonas/Kharbine-Tapabor


À ces critiques, Laurent Wirth, qui a présidé à l'élaboration des nouveaux programmes, rétorque que les élèves ont reçu un enseignement chronologique suffisant de la sixième à la troisième. Mais outre que le séquençage de l'histoire, tel qu'il est pratiqué au collège, est contestable par les impasses qu'il opère, qui peut croire que des sujets entrevus à 12 ou 13 ans constituent des connaissances suffisantes pour le bac ? Ajoutons que, au collège comme au lycée, sous prétexte d'initier les élèves à la critique des sources, b.a.-ba méthodologique de l'historien, on les fait travailler sur de sacro-saints «documents» qu'ils n'ont en réalité ni la culture ni la maturité nécessaires pour analyser, et qu'ils n'en tirent que l'interprétation donnée par le professeur ou le manuel. Si l'objectif est d'éveiller la curiosité individuelle, c'est raté.

L'histoire, donc, est mal enseignée à l'école, même s'il existe toutes sortes d'exceptions et que des centaines d'excellents professeurs ne se découragent jamais. C'est d'autant plus paradoxal que la France peut se targuer de posséder (encore) une des meilleures écoles historiques du monde, et que les Français ne cessent de manifester leur goût pour l'histoire. Selon un sondage paru en 2009 dans Historia, nos compatriotes sont même 82 % à s'y intéresser, ce pourcentage se décomposant en 26 % de passionnés, 24 % de curieux et 32 % d'amateurs ; seules 18 % des personnes interrogées s'avouaient réfractaires à la connaissance du passé. Il suffit de regarder autour de nous: monuments et spectacles historiques ne désemplissent pas, les films historiques rencontrent leur public, les livres d'histoire résistent mieux que d'autres à la crise, et les journaux se dotent tous de suppléments dédiés à l'histoire - Le Figaro Histoire , lancé avec succès au printemps dernier, en témoigne.

Si les méthodes sont en cause, le contenu de l'enseignement aussi pose problème. Il y a un an, Dimitri Casali, un ancien professeur d'histoire, aujourd'hui éditeur, publiait un Altermanuel d'histoire de France (Perrin). Ce livre, qui valut à son auteur des affrontements homériques avec les tenants de la pédagogie officielle, mettait en valeur, sur un mode didactique, les périodes ou les grands personnages qui, dans les programmes du collège (de la sixième à la troisième), de Clovis à Saint Louis et de Louis XIV à Napoléon, ont disparu ou dont le rôle a été minimisé. Dimitri Casali, en cette rentrée 2012, revient en scène avec un essai polémique où il accuse l'Education nationale de «sacrifier notre patrimoine historique au nom de la repentance et du politiquement correct». Exemples à l'appui, cet anticonformiste incrimine l'école de vouloir faire des élèves, sous couvert d'ouverture au multiculturalisme, des «citoyens du monde» plutôt que «des citoyens aimant leur pays».

Un changement de valeurs, multiculturalisme oblige

Les opposants à la Maison de l'histoire de France affirmaient que ce projet relevait d'une «histoire officielle». Qu'il n'appartienne pas à l'État de décréter quelle est la vérité historique, c'est l'évidence. Les diatribes contre «l'histoire officielle» ont ceci d'hypocrite, cependant, qu'elles ignorent - ou feignent d'ignorer - qu'il a toujours existé une histoire officielle, en France, des origines du pays à nos jours. Soit de manière active, quand l'Etat diffusait consciemment une certaine vision du passé dans le but de légitimer son pouvoir, ce qui s'est vu sous la monarchie comme sous la République. Soit de manière passive, quand l'État laissait s'installer dans ses rouages des réseaux décidés à utiliser leur position institutionnelle pour imposer une certaine interprétation du passé, version devenue officielle à force d'être dominante. Or, c'est dans ce dernier cas de figure que nous nous trouvons.

 

L'histoire scolaire, depuis Jules Ferry jusqu'aux années 1960, était dominée par le roman national républicain. Celui-ci racontait une histoire qui était l'histoire de la France et de ses héros, de Vercingétorix à Clemenceau. Sur le plan scientifique, ce récit, aujourd'hui, est pour partie caduc: c'est ainsi que les progrès de la recherche, et notamment de l'archéologie, ont radicalement modifié, au cours des vingt dernières années, ce que nous savons des Gaulois. Ce roman national, cependant, conserve largement, pour une autre partie, sa validité historique, dans la mesure où il met en lumière, au-delà des différences d'époque et des ruptures, les continuités qui caractérisent la France, communauté réunie autour d'un État, monarchique puis républicain, du Moyen Âge à nos jours. Sur le plan politique, ce récit historique, naguère, poursuivait un but: unir les petits Français, quelles que soient leurs origines, dans une vision commune de leur pays.

Or, c'est précisément cette proposition que déclinent aujourd'hui les programmes scolaires. On peut y voir le fruit d'une évolution historiographique, les travaux contemporains ayant remis en cause, comme on vient de le dire, certains partis pris de l'histoire de France façon Lavisse. On doit cependant y voir également, multiculturalisme oblige, l'effet d'un changement de valeurs. Là où l'école d'autrefois parlait nation, patriotisme et assimilation, celle d'aujourd'hui parle mondialisation, ouverture des frontières et droit à la différence. Non seulement le roman national a été abandonné, mais il est en passe d'être stigmatisé parce qu'il manifesterait - horresco referens - une «passion identitaire».

Une immense majorité de Français aime l'histoire

Si l'histoire est une science, les historiens sont des citoyens qui ont leurs opinions comme les autres. Or chez beaucoup d'entre eux, celles-ci épousent l'air du temps. Les citoyens réfractaires, dès lors, sont suspects. On l'a vu, au début de l'été, quand les élus PCF-Parti de gauche du Conseil de Paris s'en sont pris à Lorànt Deutsch, l'acteur ayant eu le front de défendre, dans son best-seller Métronome, où il s'est fait historien du dimanche, une vision du passé de Paris et de la France que ses détracteurs qualifient de «réactionnaire»... L'affaire a fait flop, mais l'extrême gauche intentant un procès en idéologie, c'est l'hôpital qui se moque de la charité.

Une immense majorité de Français, au-delà de la droite et de la gauche, aime l'histoire, et donc l'histoire de leur pays. Ils ne refusent nullement de s'ouvrir aux autres, mais sentent intuitivement que la première condition pour s'ouvrir aux autres est de se bien connaître soi-même. L'avenir de l'histoire à l'école ne dépend pas uniquement de directives ministérielles. Il est lié à la volonté et à la capacité de notre société de répondre à des questions toutes simples. Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où voulons-nous aller ?164.jpg «Clémenceau va dans les tranchées voir les soldats». Illustration du manuel scolaire de Bernard et Redon Notre premier livre d'histoire, Paris, Nathan, 1955 - Crédits: Henri Dimpre/Collection Jonas/Kharbine-Tapabor

 

Par Jean Sevillia

 

Source : Le Figaro.fr   _  Interview de Laurent Wetzel en cliquant ici

Repost 0
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:09

Aux confins de la Sibérie, les derniers survivants du Goulag stalinien vivent encore à deux pas des anciens camps où des centaines de milliers de leurs semblables sont morts, de faim, de froid, d'épuisement. Ces rescapés, libérés après la mort de Staline, sont restés à Magadan parce qu'ils n'avaient nulle part où aller. Nulle vie à recommencer. Anna, Olga, Bronislava et Anna racontent, enfin, l'absurdité et la violence des arrestations, les tortures, les camps de travaux forcés, l'arbitraire des gardiens, la barbarie d'un système qui a broyé tant de leurs compagnons d'infortune. Le père Michael, originaire d'Alaska, est venu prier avec elles et recueillir leur parole. Pour que l'Histoire ne se répète pas. Et que personne ne puisse les assassiner une seconde fois en les effaçant de nos mémoires.

 

Le communisme est toujours présent dans le paysage politique français. Nombreux sont nos compatriotes à voter pour des gens qui se refusent à dénoncer l'idéologie la plus criminelle de l'histoire de l'Humanité. Les officines antiracistes sont même très liées au Parti Communiste et à ses dérivés.


La meilleure arme de ces gens : le mensonge et le terrorisme intellectuel.

L'URSS communiste a gagné la deuxième guerre mondiale (en changeant de camp en 1941 après qu'Hitler ait lancé une offensive contre ses alliés), elle fait par conséquent partie du camp des "bons", des vainqueurs, incriticables selon le verdict du Procès de Nuremberg. Si vous critiquez le communisme c'est que vous regrettez l'issue de la seconde guerre mondiale : vous êtes donc un Nazi (Nazionalsozialismus). Les gens qui se réclament de cette idéologie peuvent donc se135 permettre tous les mensonges, tous les excès, car tous ceux qui s'opposent vraiment à eux, sont brocardés. Ce sont des fascistes, des néo-nazis. On en est encore là en 2012 !


Qui a conscience des crimes commis en Russie, en Pologne,  en Estonie, en Lettonie, en Lituanie, en Allemagne de l'Est, en Hongrie, en Chine, au Vietnam, au Cambodge, à Cuba, etc... ? Pourquoi n'entend on jamais parler de l'Holomodor ?

Pourquoi y-t-il une place Stalingrad à Paris, une rue Hô Chi Minh à Vaulx-en-Velin, une rue Léon Trotsky à Montpellier, un boulevard Lénine à Bobigny comme à Argenteuil, etc...

 

Qui fait croire aux jeunes que Che Guevara était un grand homme digne de voir son portrait sur des tee-shirts ou sacs d'écolier ?


Fermer les yeux, c'est collaborer. Se taire pour ne pas être mal vu, c'est être un lâche ! 

Repost 0
21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 05:37

Demain on vote. Pour quelle France ?

 

 

Repost 0
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 09:53

Quand on a rien à cacher, on n'empêche pas les gens de parler. Quand on dit la vérité, on ne fait pas de lois qui entravent la liberté d'expression et de recherches historiques.

 

L’émission était programmée pour jeudi dernier, 15 h 30, sur France Culture, et c’était un événement sans précédent : Reynald Secher, jadis éjecté de l’université française et d’une brillante carrière de professeur d’histoire pour avoir mis le doigt sur la réalité du génocide vendéen, était l’invité de Monique Canto, directrice de l’Ecole normale supérieure, pour parler de son dernier ouvrage. Où il enfonce le clou. Ayant eu accès à des documents d’archives jusqu’ici inédits, Reynald Secher a montré dans Vendée, du génocide au mémoricide : mécanique d’un crime légal contre l’humanité que les grands noms de la République, les Carnot, les Barère, les Robespierre, les Billaud-Varenne, ont personnellement dirigé et fait mettre en oeuvre l’extermination des Vendéens alors qu’ils étaient déjà militairement battus. Ce « génocide par petits bouts de papier » commence à faire parler de lui, d’autant que le livre, publié au Cerf, a été préfacé par William Goldnadel et comporte une postface de Stéphane Courtois.

Après de nombreuses recensions dans la presse (la « nôtre » mais aussi l’autre) et

des passages à la radio (Radio Courtoisie, bien sûr, mais encore bien d’autres, de Radio

Notre-Dame à Europe 1 en passant par France Bleue Rennes) Reynald Secher était donc invité par une grande radio publique de portée nationale. L’interview était enregistrée, annoncée. Elle a été déprogrammée à la dernière minute, tard mercredi soir ; cela a été fait de manière si maladroite que la page internet annonçant l’émission de remplacement de « Questions d’éthique », avec une autre invitée, Antonela Capelle-Pogacean (sur la Hongrie…) la barre d’identification comportait toujours les mots : http://www.franceculture.fr/emissionquestions- d-ethique-vendee-du-genocide- au-memoricide-avec-reynald-secher- 2012-02-23.

Impossible de croire que cela ait pu se passer par hasard. On imagine plutôt le coup de colère de la direction constatant qu’on allait égratigner sur une radio publique les mythes fondateurs de la Révolution et de la République, en exposant le sanglant crime contre l’humanité sur quoi elles reposent. Le quotidien Présent a demandé à Reynald Secher ce qu’il en pensait.

— Reynald Secher, une interview réalisée par Monique Canto-Sperber dans l’émission « Questions d’éthique » à propos de votre dernier livre a été déprogrammée à la dernière minute. Elle devait passer jeudi dernier, elle a été remplacée in extremis par celle d’Antonela Capelle- Pogacean. Est-ce une censure ?

—Je ne sais pas comment qualifier cet acte. Ce qui est clair, c’est que j’ai été invité par madame Canto-Sperber le jeudi 16 février dernier, à 17 heures à la maison de la Radio. Je suis venu spécialement de Rennes où j’habite. L’émission s’est très bien passée. Mme Canto-Sperber ayant lu mon ouvrage m’a posé des questions en conséquence avec l’intelligence et le charisme qui la caractérisent. Son assistante, Mme Marie Dalquié, m’a bien précisé que l’émission devait être diffusée la semaine suivante, le jeudi 23 février, à 15 h 30, ce qu’ont confirmé la radio et les programmes, y compris sur le site de France-Culture. Ce n’est que la veille, très tard, que nous avons constaté cette déprogrammation.

— France-Culture vous a-t-elle donné une explication ?

— Non seulement je n’ai pas été prévenu de cette déprogrammation, mais depuis lors personne, y compris l’assistante de Mme Canto-Sperber, Mme Marie Dalquié, ne m’a donné le moindre signe de vie malgré mes sollicitations, ce qui est plus que choquant.

— Que disiez-vous donc de si nouveau ou de si gênant pour que la radio d’Etat n’ait pas voulu le diffuser ? En d’autres termes, comment s’est déroulée l’interview et qu’y avez-vous évoqué précisément ?

— Grosso modo, l’interview s’est très bien déroulée comme je vous l’ai dit. Elle s’est orientée vers quatre thèmes : les causes du soulèvement de la Vendée, la guerre civile, l’extermination proprement dite, les méthodes et les bilans. Entre autres, j’expliquais que le système d’extermination conçu, programmé et mis en œuvre par le Comité de salut public aurait pu s’arrêter le 18 octobre 1793.

— C’est-à-dire ?

— Les Vendéens fracassés lors des batailles de Beaupréau et de Cholet par les arméesmassacre-vendee.jpg bleues qui appliquent à la lettre la politique d’extermination sentent que la situation a évolué et que s’ils restent sur la rive gauche, ils sont condamnés. Ils ne savent pasque cette politique a été décidée au plus haut niveau de l’Etat. Ils décident alors de traverser la Loire à Saint-Florent-le-Vieil, ce qu’ils font le 18 octobre. Mais que faire des 5 000 prisonniers républicains qu’ils ont ? Leur général, Bonchamps, agonisant, décide de les gracier et de les libérer, ce que les Vendéens font. Le Comité de salut public, apprenant cette nouvelle, est furieux : comment justifier sa politique d’extermination et d’anéantissement des Vendéens si ceux-ci gracient et libèrent les prisonniers républicains ? Le Comité exige des soldats le silence et un mensonge qui consiste à dire qu’ils ont été libérés par les Bleus et qu’ils ont été maltraités par les Vendéens. Qui plus est, il demande à ces soldats de réparer la faute qu’ils ont commise d’avoir accepté cette grâce et cette libération, en massacrant non seulement leurs libérateurs mais aussi leurs familles, ce que ces soldats font pendant quelques semaines, entre autre dans un lieu-dit circonvoisin : le Marillais.

— C’est particulièrement atroce ; mais ce n’était pas connu ?

— Non. C’est grâce à la découverte du dossier relatif à cette histoire que j’ai pu la reconstituer. Grâce à des documents qui se trouvent aux Archives nationales, avec tout le plan original d’extermination et d’anéantissement signé par les membres du Comité de salut public, dont Robespierre.

— Et dans cette émission, vous racontiez tout cela ?

— Pas seulement. J’ai cité et même lu une lettre du général Carnot qui, cinq jours avant la chute de Robespierre, prescrit l’extermination des femmes, des enfants et des vieillards.

– Pensez-vous que la République soit capable d’absorber le choc de vos découvertes ?

— Je crois que le problème est audelà. Je prends un exemple précis. Si vous allez au Panthéon, au choeur, vous avez un ensemble dédié à la Convention entouré de députés la main levée en l’air. Le mensonge est tel qu’en France, on honore des criminels. Prenons le cas de Carnot : il est lui-même au Panthéon, tout comme Marceau et combien d’autres. Nous sommes exactement dans la même situation que les Turcs vis-àvis des Arméniens et France-Culture, radio officielle a joué son rôle que je qualifie de mémoricidaire.livre-secher

Votre livre connaît un incroyable succès. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

— Tout simplement parce que les lecteurs découvrent une histoire inimaginable et au-delà un mensonge d’État stupéfiant.

— Comment a-t-il été reçu jusqu’à présent par la presse ? Avezvous d’autres grands rendez-vous en perspective et craignez-vous la même censure ?

— Je n’ai jamais été invité par un média d’État national pour ce livre à l’exception de France-Culture et vous voyez le résultat.

Propos recueillis par

Jeanne Smits 

 

Lettre de Carnot datée du 23 juillet 1794


« Le Comité de salut public aux représentants du peuple près l’armée de l’Ouest.

« Nous vous renvoyons, chers collègues, une lettre des membres de la commission militaire séante à l’île de la Montagne par laquelle vous verrez à quel excès de malveillance est porté l’abus d’une proclamation faite par les agents privilégiés à la surveillance des récoltes. Où donc a-t-on pris que le gouvernement voulait faire grâce aux auteurs fauteurs et organisateurs des outrages faits à la souveraineté du peuple dans la Vendée ? Hâtez-vous au contraire chers collègues de livrer au glaive vengeur tous les promoteurs et chefs de cette guerre cruelle et que les scélérats qui ont déchiré si longtemps les entrailles de leur patrie reçoivent enfin le prix de leurs forfaits. Les femmes, les enfants et les vieillards, les individus entraînés par la violence ne méritent pas sans doute le même sort que les monstres qui ont ourdi la révolte, qui l’ont servie de leur volonté comme de leurs bras, et l’on pourrait prendre à leur égard des mesures de sûreté moins rigoureuses, mais ce serait abandonner le pays aux horreurs d’une guerre nouvelle et la vie des patriotes à la merci des brigands que d’user envers ceux-ci d’une indulgence absurde et meurtrière. Vous voudrez donc bien, sans perdre un moment, chers collègues, ordonner que la justice révolutionnaire reprendra son cours et ne pas perdre de vue que nous n’avons qu’un seul but : celui de terminer enfin l’horrible guerre de Vendée. »

Archives nationales (C.A.R.A.N. AFII/269/2267/7)Chouans---Dieu-et-le-Roi.png 

Repost 0
31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 06:43

   D'après la mythologie scandinave, les Vikings bénéficiaient d'une pierre magique qui leur permettait de toujours retrouver leur route.

  Les Vikings parcoururent des milliers de kilomètres en mer entre les IXe et Xe siècles. Ils partaient de la Norvège, passaient par l’Islande, le Groenland, puis le nord du Canada vers l’an 1.000, soit cinq siècles avant Christophe Colomb !

  Mais la Pierre de soleil était considérée comme un mythe. Or, deux physiciens deVikidrak l'université de Rennes, ont démontré que certains cristaux ont la propriété de dépolariser la lumière. Le cristal de calcite transparent que l'on trouve en Scandinavie, au Mexique et au Brésil filtre la lumière du soleil différemment selon la façon dont on oriente la pierre.

  Si on regarde la lumière au travers du cristal, il produit deux images différentes, l’une « ordinaire » et l’autre « dépolarisée ». Lorsque l’on tourne le cristal sur lui-même jusqu’à ce que les intensités des deux images soient strictement égales, alors le cristal indique directement la direction du soleil, y compris dans des conditions de luminosité crépusculaires. Si l’on a une notion de l’heure, alors on peut savoir, en fonction de la position de l’astre, où se trouve le nord. L’explication scientifique de ce phénomène est très complexe, mais son utilisation est très aisée. Les Vikings ont donc pu tout ignorer de la physique et de la polarisation, et se servir sans problème de cette pierre pour naviguer. On peut penser qu’ils avaient des sabliers de six heures pour avoir une notion du temps à bord.

  Une sorte de boussole (inventée en 1300) qui indique le soleil plutôt que le nord, avec une imprécision de seulement quelques degrés !

 

  En 2003, un cristal de calcite a été découvert à bord d’une épave britannique du XVIe siècle, au large de l’île anglo-normande d’Aurigny, (Anderley pour les Anglais). Le cristal a résisté plus de quatre siècles sous l’eau. Sa géométrie est restée intacte, seule sa surface était devenue opaque. Les scientifiques pensent que les navigateurs à bord de ce bateau pourraient, eux aussi, avoir utilisé ce calcite comme une pierre de soleil. Étrange, puisque la boussole était connue des navigateurs européens depuis le XIIIe siècle… Mais Albert Le Floch, l'un des chercheurs de l'université Rennes I émet une explication tout-à-fait cohérente : « Nous avons découvert à Aurigny qu’un seul des canons remontés de l’épave peut, à cause de sa masse métallique, perturber l’orientation du compas magnétique de 90 degrés. Ainsi, pour éviter toute erreur de navigation lorsque le soleil est en partie caché, le recours à un cristal de calcite pouvait être crucial, même à cette époque. »

  Il reste désormais aux archéologues à fouiller certains endroits pour retrouver ces pierres originelles et confirmer définitivement leur existence au temps des Vikings.

 

Sources : Monnaies & Détections N° 62 _ France-Soir.fr

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de scripta-manent
  • Le blog de scripta-manent
  • : Textes, archives, découvertes, articles de presses
  • Contact

Recherche

Liens