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Marguerite Naseau, surnommée la « première fille de la Charité », est née en 1594.
Jeune vachère de Suresnes près de Paris, elle voulut, bien qu'illettrée, apprendre à lire et à écrire aux petites filles des villages environnants. Elle acheta un alphabet et, en demandant au
curé, au vicaire et à toute personne qui savait lire comment se prononçaient les lettres et les mots, elle parvint à savoir lire. Les moqueries de son entourage ne faisaient que renforcer sa détermination malgré les jeûnes forcés et les longues marches dans la campagne.
Cette jeune femme simple, fille de la campagne vint trouver Vincent pour offrir sa vie dans le service des pauvres…
Vincent de Paul qui venait d'obtenir l’aide de femmes assez riches se rendit vite compte que la charité avait besoin d’être organisée. Aussi, en décembre 1617, il créa l’Association des Dames de la Charité. Ces dames accomplissaient un grand travail, mais la demande était si grande qu’il fut nécessaire de trouver d’autres personnes pour les aider. Saint Vincent la présenta à Louise de Marillac elle devint alors la première sœur de la Charité dans la nouvelle congrégation. L'exemple de Marguerite Naseau fut contagieux
Marguerite se dévoua toute sa vie aux plus pauvres qui ne manquaient pas en cette période du début de la Guerre de Trente ans.
Elle n'hésita pas à céder son lit à une lépreuse dont elle contracta bientôt le mal. Elle fit joyeusement ses adieux à la communauté et se dirigea simplement vers l'Hôpital Saint-Louis où elle mourut bientôt à l'âge de 39 ans.
L'Église catholique romaine l'a déclarée Vénérable.
Une place porte son nom à Suresnes.