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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 12:57

"Chez les plus anciens Romains on n'accordait ni à la naissance, ni à la richesse d'honneur plus prestigieux qu'à l'âge, et les aînés étaient honorés par les plus jeunes presque comme des dieux ou des pères ; [...]. Mais quand les naissances parurent nécessaires à la cité et qu'il y eut besoin de récompenses et d'encouragements pour en augmenter le nombre (allusion aux Lex Julia et Pappia Poppeae), alors dans certains cas ceux qui avaient une femme et ceux qui avaient des enfants furent placés avant des hommes plus âgés qui n'avaient ni femmes ni enfants." Aulu-Gelle, Les nuits attiques, 2.15.1 et 3 (texte traduit par R. Marache, Paris, CUF, 1967).

 

Se marier et avoir des enfants représentaient pour les Romains un devoir religieux et civique. Camille et Postumius, lors de leur censure en 403 av. J.-C., avaient imposé unebebe romain emmaillote taxe aux célibataires, leur rappelant leurs devoirs: "Si la nature vous fait naître, elle vous prescrit aussi de procréer et vos parents en vous élevant vous ont imposé l'obligation de faire grandir pour eux des petits-enfants, si vous avez quelque sens de l'honneur.[...]." (Valère Maxime, Faits et dits mémorables I, 1-3, 2.9.1)

Selon Tite-Live, le nombre des citoyens atteignait 273 000 lors de la conquête de l'Italie, au 3ème siècle av. J.-C. Mais l'expansion de Rome dans le bassin méditerranéen, entre 262 et 121 av. J.-C. entraîna une diminution de la population en raison d'incessantes guerres. Parallèlement, on assista à une transformation des mœurs dès le 2ème siècle av. J.-C.: triomphe du célibat, mariage sine manu, divorce courant, émancipation de la femme et diminution du nombre d'enfants. Vainement, le censeur Q. Metellus essaya de réagir en 131 av. J.-C. en prononçant un célèbre discours en faveur de la natalité. Il ne put enrayer le phénomène.

Face à la décadence des anciennes valeurs, Auguste se résolut à rétablir les antiques idéaux de devoir, piété, chasteté et sobriété. Parallèlement, il tenta de rétablir les anciens cultes tombés en désuétude. Peu après la bataille d'Actium, il édicta une première loi qu'il dut immédiatement retirer en raison de l'opposition qu'elle suscita. En 18 av. J.-C., le princeps promulgua la Lex Julia de maritandis ordinibus et la Lex Julia de adulteriis. Ces mesures provoquèrent un ressentiment, particulièrement dans les classes privilégiées et chez les propriétaires terriens. En 9 ap. J.-C., les chevaliers manifestèrent contre ces lois. L'ampleur de la contestation força Auguste à les modifier. C'est alors qu'il décréta la Lex Pappia Poppeae plus douce que les précédentes. Ultérieurement, les juristes ont échoué àbebe.jpg différencier toutes ces lois. Dans les grandes lignes, on peut dire que la Lex Julia de maritandis ordinibus encourageait le mariage, que la Lex Julia de adulteriis réprimait l'adultère et rendait le divorce plus difficile et que la Lex Pappia Poppeae tenta de promouvoir la procréation. Tertulien déclara au sujet de ces lois : "La Loi Pappia, loi vaine et absurde, qui force de procréer des enfants avant le temps où la lex Julia exige le mariage malgré l'autorité que lui donnait sa vieillesse, n'a-t'elle pas été réformée naguère par Sévère, le plus conservateur des princes?" (Tertullien, Apologétique, 4.8)

Voici quelques principes de ces lois :

- Ces lois ont supprimé des barrières sociales en matière de mariages : affranchis et personnes libres avaient l'autorisation de se marier.

- Le pater familias ne pouvait empêcher le mariage de ses enfants.

- Le fait d'avoir trois enfants dans la classe politique permettait d'avoir la priorité dans l'obtention d'une fonction et une promotion plus rapide.

- Avant Auguste, il y avait des limitations à ce qu'un homme hérite de sa femme et réciproquement. Sous la nouvelle législation, chacun des époux pouvait hériter entièrement de l'autre si certaines conditions étaient remplies, par exemple s'ils avaient un enfant en vie ou s'ils avaient perdu un enfant au-dessus de l'âge de la puberté. Mais les couples sans enfants ne recueillaient que la moitié de l'héritage du conjoint.

Cependant, selon l'avis général, ces lois n'eurent pas l'effet escompté. Les pénalités de la Lex Pappia Poppeae concernaient surtout les héritages, c'est-à-dire qu'elles visaient les riches. Les pauvres qui formaient l'immense majorité n'étaient pas concernés par celles-ci et n'avaient pas les moyens d'entretenir une famille pour la plupart. De plus, il était facile de contourner ces lois. A une époque ultérieure au règne d'Auguste, les témoignages ne manquèrent pas attestant la pratique courante du célibat et de la dénatalité. Au 2ème siècle ap. J.-C., l'empereur Marc-Aurèle dut recruter les soldats parmi les esclaves et les bandits pour affronter les Marcomans. En dépit de ce fait, ces lois furent maintenues par les empereurs successeurs d'Auguste. Elles n'ont été abrogées qu'avec la suprématie du Christianisme, qui remit en valeur le célibat.

 

Source : Antiquit@s elearning.unifr.ch

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 06:43

   D'après la mythologie scandinave, les Vikings bénéficiaient d'une pierre magique qui leur permettait de toujours retrouver leur route.

  Les Vikings parcoururent des milliers de kilomètres en mer entre les IXe et Xe siècles. Ils partaient de la Norvège, passaient par l’Islande, le Groenland, puis le nord du Canada vers l’an 1.000, soit cinq siècles avant Christophe Colomb !

  Mais la Pierre de soleil était considérée comme un mythe. Or, deux physiciens deVikidrak l'université de Rennes, ont démontré que certains cristaux ont la propriété de dépolariser la lumière. Le cristal de calcite transparent que l'on trouve en Scandinavie, au Mexique et au Brésil filtre la lumière du soleil différemment selon la façon dont on oriente la pierre.

  Si on regarde la lumière au travers du cristal, il produit deux images différentes, l’une « ordinaire » et l’autre « dépolarisée ». Lorsque l’on tourne le cristal sur lui-même jusqu’à ce que les intensités des deux images soient strictement égales, alors le cristal indique directement la direction du soleil, y compris dans des conditions de luminosité crépusculaires. Si l’on a une notion de l’heure, alors on peut savoir, en fonction de la position de l’astre, où se trouve le nord. L’explication scientifique de ce phénomène est très complexe, mais son utilisation est très aisée. Les Vikings ont donc pu tout ignorer de la physique et de la polarisation, et se servir sans problème de cette pierre pour naviguer. On peut penser qu’ils avaient des sabliers de six heures pour avoir une notion du temps à bord.

  Une sorte de boussole (inventée en 1300) qui indique le soleil plutôt que le nord, avec une imprécision de seulement quelques degrés !

 

  En 2003, un cristal de calcite a été découvert à bord d’une épave britannique du XVIe siècle, au large de l’île anglo-normande d’Aurigny, (Anderley pour les Anglais). Le cristal a résisté plus de quatre siècles sous l’eau. Sa géométrie est restée intacte, seule sa surface était devenue opaque. Les scientifiques pensent que les navigateurs à bord de ce bateau pourraient, eux aussi, avoir utilisé ce calcite comme une pierre de soleil. Étrange, puisque la boussole était connue des navigateurs européens depuis le XIIIe siècle… Mais Albert Le Floch, l'un des chercheurs de l'université Rennes I émet une explication tout-à-fait cohérente : « Nous avons découvert à Aurigny qu’un seul des canons remontés de l’épave peut, à cause de sa masse métallique, perturber l’orientation du compas magnétique de 90 degrés. Ainsi, pour éviter toute erreur de navigation lorsque le soleil est en partie caché, le recours à un cristal de calcite pouvait être crucial, même à cette époque. »

  Il reste désormais aux archéologues à fouiller certains endroits pour retrouver ces pierres originelles et confirmer définitivement leur existence au temps des Vikings.

 

Sources : Monnaies & Détections N° 62 _ France-Soir.fr

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:34

  La Hongrie défend ses vraies valeurs

 

  J’apporte un témoignage vécu sur l’origine de l’ostracisme politique dont la Hongrie est victime, ourdi par les technocrates de Bruxelles.

  Le vendredi 30 décembre dernier, dans l’après-midi, animant et dirigeant un nouveau voyage à Budapest pour une vingtaine de personnes, j’ai commenté une visite du Parlement. J’ai signaléque, le matin même, les députés, à une écrasante majorité, avaient voté d’une part l’abandon de l’expression « La République de Hongrie », remplacée par « La Hongrie » et, d’autre part, le retour à la référence aux valeurs chrétiennes de ce pays qui fut, entre autres, martyrisé par la terreur communiste comme on le sait.

  La splendide Couronne de Saint-Etienne, avec sa légendaire croix oblique, a été extraite du musée où la dictature soviétique l’avait remisée, une façon de dire après 1945 que la Hongrie d’avant Staline était morte. Aujourd’hui, cette Couronne – et les joyaux qui l’accompagnent –, est honorée au centre du Parlement hongrois, sous sa coupole principale. Une impressionnante garde (deux soldats impeccables) lui rend en permanence les honneurs, relevée toutes les deux heures au cours d’un cérémonial sans faille.

  Ainsi, la colère de Bruxelles a, entre autres, pour véritable cause la révolte hongroise contre le lavage de cerveau systématique dont les nations européennes sont victimes. La Hongrie est ainsi le premier pays à oser se souvenir, à revendiquer ses véritables et très anciennes origines, sa foi. Bruxelles veut nous imposer une Europe sans mémoire, sans passé, sans racines, sans âme. Même l’euro (que la Hongrie n’a pas adopté) ne porte sur ses billets aucune référence, fût-elle infime, à une gloire européenne ou à un monument historique prestigieux de notre continent. Et comme le gouvernement de M. Viktor Orban est de droite, il a tous les défauts ! La manifestation de soutien en sa faveur vient de prouver sa qualité de dirigeant non amnésique. Une réalité qui est partagée par le peuple hongrois.

J. des C.

 

 Jean des Cars est auteur, entre autres, de Sissi ou la Fatalité, (Perrin, traduit en hongrois). Dernier ouvrage paru : La saga des Windsor (Perrin). 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:08

Julio-Claudiens

Auguste                     27av. J.C. - 14 apr. J.C.

Tibère                                              14 - 37

Caligula                                            37 - 41

Claude                                              41 - 54

Néron                                              54 - 68

Empereurs illyriens

Claude II le Gothique                       268 - 270

Quintillus                                    août/oct. 270

Aurélien                                           270 - 275

Marcus Claudius Tacite                    275 - 276

Florien                             août/septembre 276

Probus                                             276 - 282

Carus                                               282 - 283

Numérien                                         283 - 284

Carin                                               283 - 285

Année des quatre empereurs

Galba                                               68 -69

Othon                                 janvier/avril 69

Vitelius                           avril/décembre 69

Tétrarchies

Dioclétien (Orient)                          284 - 305

Maximilien Hercule (Occident)        285 - 305

Galère (Orient)                               305 - 306

Constance Chlore (Occident)           305 - 306

Sévère II (Occident)                      306 - 307

Maxence (Rome)                              306 - 312

Licinius (Occident, puis Orient)      308 - 324

Maximin II Daïa (Orient)                 310 - 313

Flaviens

Vespasien                                        69 - 79

Titus                                               79 - 81

Domitien                                          81 - 96

Constantiniens

Constantin Ier                                310 - 337

Constantin II le Jeune (Occident)  305 - 306

Constant Ier (Centre)                     337 - 350

Constance II (Orient)                     337 - 361

Julien l'Apostat                              361 - 363

Jovien                                            363 - 364

Antonins

Nervas                                            96 - 98

Trajan                                           98 - 117

Hadrien                                       117 - 138

Antonin le Pieux                           138 - 161

Lucius Verus                                 161 - 169

Marc Aurèle                                 161 - 180

Commode                                      180 - 192

Valentiniens

Valentinien Ier (Occident)              364 - 375

Valens (Orient)                               364 - 378

Gratien (Occident)                         367 - 383

Valentinien II (Occident)               375 - 392

Maxime (Occident)                         384 - 388

Théodose Ier (Orient)                    378 - 395

Sévères

Pertinax                           janvier/mars 193

Didius Julianus                     mars/juin 193

Septime Sévère                            193 - 211

Geta                         février/décembre 211

Caracalla                                     211 - 217

Macrin                                        217 - 218

Diaduménien                                        218

Héliogabe                                   218 - 222

Sévère Alexandre                      222 - 235

Théodosiens

Théodose Ier                                 378 - 395

Flavius Honorius                            395 - 423

Flavius Arcadius                            395 - 408

Anarchie militaire

Maximin Ier le Thrace                 235 -238

Gordien Ier et Gordien II    mars/avril 238

Maxime Pipien et Balbin      avril/juillet 238

Gordien III                                 238 - 244

Philippe l'Arabe                           244 - 249

Phillipe II                                   247 6 249

Trajan Dèce                                249 - 251

Herennius Etruscus                               251

Trébonien Galle                           251 - 253

Hostilien                                               251

Volusien                                       251 - 253

Émilien                                  avril/août 253

Valérien                                       253 - 260

Gallien                                         253 - 268

 
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 01:03

   Les voyages professionnels

 

Ce sont surtout les négociants, les artisans spécialisés qui sont appelés à voyager, mais aussi des artistes, des professionnels du spectacle, des intellectuels... Un voyage professionnel privé sur lequel nous possédons bien des détails, c'est celui que Cicéron, jeune avocat, entreprend en Sicile pour mener son enquête sur les exactions du propréteur Verrès. En cinquante jours, par un froid rigoureux, il parcourt toute la Sicile et nous livre ses impressions sur la richesse du sol ou les trésors artistiques de l'île (Cicéron,Verrines).

Cependant, de façon générale, les voyages professionnels sont ceux qui ont trait aux échanges de marchandises. Les paysans, d'abord, apportent au marché leurs récoltes et y achètent ce dont ils ont besoin : poissons, gibiers, etc. Après le développement de la circulation maritime, du cabotage, les échanges se multiplient et se font plus lointains. Des marchands étrangers affluent vers Rome où ils séjournent d'abord dans le quartier populaire du Transtévère (= au-delà du Tibre, trans Tiberim , aujourd'hui, le Trastevere) puis près de la mer, à Ostie, qui connaît son plus grand développement sous Claude et sous Trajan ; les conquêtes des Romains élargissent, sous la République, leur horizon ... et leurs besoins. Le grand commerce se développe au IIe et au Ier siècles et les trafiquants italiens suivent de près les légions : Grèce de l'Ouest et du Nord, puis les îles de la mer Égée et le Péloponnèse, enfin l'Asie (création de la province d'Asie en 133). Beaucoup de négociants se fixent sur place et réinvestissent leurs bénéfices commerciaux en biens-fonds : on retrouve là l'éternel désir d'enracinement des Latins. Il existe donc de véritables entreprises commerciales avec siège social et succursales multiples, ce qui implique des convoyeurs, regroupés en associations de transport. Les sociétés fiscales de publicains, elles aussi, sillonnent les provinces d'Orient (Cicéron, ad Atticum, ).

Cette extension du commerce et ces organisations professionnelles n'empêchent pas les vieilles superstitions de ressurgir : l'antique terreur devant les dangers de la mer, l'éternelle diatribe contre les aventures maritimes, si peu conformes à la "nature", c'est-à-dire la vie terrienne. Il faut dire que les aléas de la mer sont bien réels : les pirates, pendant longtemps, écument les mers ; les marchands italiens se font assassiner, notamment en Orient. Horace et les poètes élégiaques expriment souvent ces craintes et ces terreurs : plainte du naufragé privé de sépulture, peur de mourir en terre étrangère, rejet de toutes les aventures, militaires ou mercantiles, au-delà des mers.

Pourtant, sous le Haut-Empire; les négociants latins sont omniprésents et les publicains, qui recueillent l'impôt (uectigal), se déplacent sans cesse en Italie et surtout en Asie Mineure. Les "orientaux" ou "petits Grecs" se taillent une place de plus en plus importante dans les grandes affaires : l'exemple de Trimalcion dans le Satiricon en est un bon exemple (Pétrone, Satiricon).

Parmi les voyages professionnels, Il faut signaler les voyages de "spécialistes". Les professionnels de la médecine (les écoles de médecine sont rares) ou ceux de la banque étaient amenés à se déplacer souvent. Dans un autre domaine, l'entreprise de grands travaux exige des matériaux rares et une main d'oeuvre spécialisée : les artisans ne cessent donc de circuler : des architectes grecs ou des ateliers de sculpteurs qualifiés travaillent à Rome ou en Gaule.

Ce sont surtout les professionnels du spectacle dont nous connaissons le mieux les voyages (documents archéologiques ou épigraphiques). Les athlètes se déplacent lors des jeux et multiplient leur participation à des concours variés (et meurent, souvent, d'épuisement, lors d'un déplacement). Les factions du cirque (Juvénal, Satires) recrutent un grand nombre de cochers étrangers, venus d'Espagne, de Lusitanie (Portugal) ou d'Orient. Quantcomediens-romains-jpg aux compagnies théâtrales, bien organisées, elles circulent également beaucoup. Les premiers, les baladins étrusques introduisent à Rome leurs danses (Tite-Live, Histoire romaine); le théâtre est venu d'Étrurie et l'hippisme de Grande-Grèce. Les troupes ambulantes sont souvent accompagnées de bateleurs et d'amuseurs de toutes sortes (boxeurs, lutteurs).

Enfin, spécialité romaine, les écoles de gladiateurs recrutent beaucoup en Orient et ces troupes se produisent un peu partout.

Au IIe siècle, et malgré plusieurs réactions de rejet, qui se poursuivront jusque sous l'Empire assez tardivement, Rome finit par accepter les "intellectuels" itinérants, représentants des principales écoles philosophiques ; mais il n'y a là rien de comparable à l'engouement pour les sophistes constaté en Grèce.

En revanche, les prédicateurs des religions orientales se sont mieux imposés. Souvent charlatans plus qu'honnêtes missionnaires, ils exploitent la faiblesse des esprits : ainsi en est-il des propagateurs du culte isiaque (Juvénal, Satires). Les astronomes chaldéens, venus avec l'armée perse au Ve siècle, ont sillonné, eux aussi, pendant des siècles, le monde gréco-romain et ces astronomes-astrologues sont, eux aussi, bien souvent, des faiseurs d'illusions (Aulu-Gelle, Nuits Attiques). Les cultes orientaux déferlent sur le monde romain à partir des grands ports (Ostie, Pouzzoles) ; les plus importants sont ceux de Mithra et de Cybèle. Si les prêtres de Mithra défraient peu la chronique scandaleuse, les desservants itinérants de Cybèle se font remarquer par leur tenue voyante et le tintamarre de leurs instruments. Dans la foulée du prosélytisme juif et des premiers apôtres se dispersant "pour instruire toutes les nations", Saint Paul conçoit sa mission comme un voyage du plus proche au plus lointain pour tenter d'assurer une unité religieuse s'étendant sur l'ensemble de l'univers.

"Tous ces gens qui voyageaient par devoir ou par nécessité avaient la même mentalité : conscients des risques encourus, ils étaient également fiers de leurs entreprises, quelles qu'elles soient, car leurs motivations éaient complexes et fort diverses si bien que l'on peut parler de voyages à finalité mixte. Les marchands implantaient leurs dieux comme des missionnaires, ou couraient l'aventure comme des explorateurs. Les ministres des cultes étrangers devaient travailler pour subsister. Les intellectuels se déplaçaient autant pour faire carrière que pour connaître le monde et expérimenter leur science." (J.-M. André et M.-F. Baslez, Voyager dans l'antiquité)

 

Source : Académie de Versailles  www.ac-versailles.fr

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 07:52

C'est avec un peu de retard que nous rendons hommage à Montserrat Figueras qui s'est éteinte le 23 novembre 2011 à l’âge de 69 ans, emportée par un cancer. Montserrat Figueras Garcia était l’une des plus grandes voix de la musique ancienne et médiévale. La chanteuse lyrique soprano au timbre unique,  était née à Barcelone en 1942 dans une famille de mélomanes – son père jouait notamment du violoncelle -, Montserrat a appris le chant lyrique au côté de George Albareda, avant de rejoindre l’ensemble de musiquejordi-montserrat.jpg ancienne Ars Musicae. Sa rencontre avec le gambiste Jordi Savall sera décisive. Ils se marient en 1968, ont deux enfants, Arianna et Ferran Savall et une grande œuvre artistique à venir. En 1974, le couple fonde en compagnie de Lorenzo Alpert et Hopkinson Smith le groupe Hespèrion XX, avec lequel ils jouent dans le monde entier le répertoire musical hispanique d’avant 1800.

En France, c’est grâce au succès du long métrage «Tous les matins du monde» d’Alain Corneau, César du meilleur film en 1992, que la musique de Jordi Savall et la voix de Montserrat Figueras traversent les Pyrénées. Dans cette évocation de la vie du compositeur français du XVIIe siècle Marin Marais, adaptée du roman de Pascal Quignard, Gérard Depardieu donnait la réplique à Jean-Pierre Marielle, maître monsieur de Sainte Colombe, alors que Guillaume Depardieu jouait le rôle de Marin Marais, jeune.

Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres, ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco, Montserrat a contribué avec Jordi Savall à faire découvrir le terreau musical commun des populations méditerranéennes grâce à une soixantaine d’enregistrements et à des concerts toujours nimbées de l’émotion des songes.

 

Ayant eu l'honneur de rencontrer à plusieurs reprises Montserrat Figueras, je tiens à témoigner de sa grande gentillesse, de sa simplicité, de sa discrétion et de l'humilité dont elle faisait toujours preuve, des qualités réservées aux gens intelligents.

Lutèce.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:17

   Le comportement du Romain face au voyage fut bien différent de celui du Grec. Très attaché à la terre et assez casanier le paysan romain a fait, par obligation, du tourisme militaire et, si les Romains ont connu d'autres pays que le leur, et des pays fort éloignés, c'est parce que les légionnaires se sont transportés de plus en plus loin au fil des années et des conquêtes. Mais ils n'ont jamais éprouvé le besoin de retourner en "touristes" dans cespaix-romaine.jpg pays lointains dont certains, pourtant, leur avaient laissé de merveilleux souvenirs... Au reste, à partir de Marius et de César, on distribue aux vétérans (les soldats qui ont terminé leur temps réglementaire de service militaire) des terres conquises. Ces "colonies" furent disséminées dans tout l'Empire et jouèrent un grand rôle dans la romanisation des pays conquis. Aux yeux des Romains, en effet, seule la sédentarité est vertueuse : si le pater familias se déplace (le paysan se rend au marché, le propriétaire va inspecter sa "villa" à la campagne), sa femme, elle, n'a pas le droit de passer plus de deux nuits hors de sa maison. Si l'on doit partir en voyage, on multiplie les précautions vis-à-vis de la divinité et le moindre signe suspect fait annuler le voyage (Suétone, Auguste). En ce qui concerne la vocation maritime, si nette chez les Grecs, elle est inexistante chez les Romains qui ne deviendront marins, là encore, que par obligation ; nous possédons de multiples exemples, à toutes les époques, des frissons d'épouvante éprouvés devant les périls de la mer : hantise de l'expatriation lointaine, hantise de périr en mer et de rester sans sépulture...(Properce, Élégies) D'autre part, les Romains ressentent une haine viscérale pour les thalassocraties maritimes( Cicéron, de Republica).

  Donc, le Romain sensé reste chez lui ou, au mieux, il se déplace vers une villégiature agréable, un second "chez soi". Peut-être y rêvera-t-il, l'imagination aidant, à des pays fabuleux comme ceux de l'Orient, à l'écoute de ceux qui sont allés jusque là. De ce fait, la question du voyage celui de l'homme actif qui se déplace, mais aussi le voyage en tant que sujet de connaissance ou de méditation sur soi devient un sujet récurrent chez les écrivains et les philosophes.

 

  Les voyages religieux

 

  Il n'y a, chez les Romains, aucun équivalent des grands sanctuaires helléniques auxquels se rendaient les foules grecques, lors des panégyries, à des dates régulières. Chez les Romains, les "voyages" religieux se bornent à quelques processions et offrandes de sacrifices non loin de chez soi. Ainsi en va-t-il des Féries latines (procession jusqu'à Lavinium) où les magistrats revêtus de l'imperium se rendent pour inaugurer ou clôturer leur charge. Les fêtes religieuses des Romains sont liées à d'antiques rites agraires conservés jusqu'à la fin de la République. Ainsi en est-il des Arualia (du mot latin arua = les champs labourés) ou des Lupercales, qu'on célébrait pour assurer la fécondité des champs. De même, les Consualia, en l'honneur du dieu Consus (sans doute dieu des silos et des greniers), auxquels les Romains invitèrent les Sabins... et ce fut le fameux enlèvement des Sabines (Ovide, L'Art d'aimer). Cette localisation des rites, et donc des dieux, correspond à un environnement par les sacra que le voyage lointain détruit. Ce tabou du voyage nous est confirmé par les témoignages primitifs que nous possédons et qui mettent l'accent sur le déracinement que représentent les migrations. Il est assez symptomatique que les fondateurs légendaires de dynasties (le Troyen Énée, le gréco-toscan Lucumon, devenu Tarquin l'ancien) soient des fugitifs qui aspirent à se sédentariser à nouveau autour d'un culte local. Ce tabou explique aussi que, primitivement, les prêtres ont l'interdiction absolue de se déplacer, cette interdiction demeurera permanente pour les Vestales (Tite-Live, Histoire romaine).

 

  Les voyages officiels

 

  À partir de la fin du IIIe siècle et surtout au IIe, les ambassades entre Rome et le monde grec se multiplient. De nombreux souverains orientaux viennent à Rome en mission et, en sens inverse, de nombreux légats romains se rendent en Grèce et en Orient où ils se comportent en véritables plénipotentiaires (Tite-Live, Histoire romaine). Quant aux imperatores, ils s'efforcent souvent de concilier guerre, diplomatie et tourisme culturel ou religieux.

  Il existe aussi des missions d'exploration, comme celle confiée à Scipion Émilien en 136-133 av. J.-C. en Grèce et en Orient pour étudier les mentalités de ces pays. Sous l'Empire se développe une politique systématique d'exploration. Mécène a ainsi beaucoup circulé entre Italie et Grèce, mais il sait prendre son temps et ses aises au cours de ses déplacements. Agrippa, lui, gendre de l'empereur Auguste, et grand administrateur (le Pont du Gard lui doit son existence) a multiplié les tournées dans l'Empire : en Espagne, où il participe à la mensuration de la Bétique, (l'Andalousie actuelle) et surtout en Orient où il effectue une grande tournée en 23-22 av. J.-C. ainsi qu'en Grèce. Il s'intéresse plus à l'urbanisme et à l'administration qu'à l'art proprement dit. En revanche, Germanicus, envoyé en mission en Arménie (18-19 ap. J.-C.) s'attarde en Grèce et en Asie romaine, puis, après sa mission, entreprend un voyage archéologique en Égypte (Tacite, Annales). Plus tard, il explore les rives de la mer Baltique où il perd, lors d'une tempête, la plus grande partie de sa flotte (Tacite, Annales). Néron, lui, envoie une expédition pour reconnaître les sources du Nil.

  À ces ambassades, ces missions officielles et ces voyages d'exploration (les trois éléments étant souvent étroitement imbriqués) il faut ajouter, sous l'Empire, les voyages du prince ; celui-ci va inspecter ses provinces et se montrer : en Orient, notamment, voir César (l'empereur) c'est voir le dieu vivant...L'inscription "aduentus augustus" ("auguste venue du prince") figure sur de nombreuses monnaies. Les empereurs se déplacent avec une escorte (comitatus) composée de leurs collaborateurs et de leur garde prétorienne. Ces voyages lointains, ces longues absences créent un vide à Rome et suscitent une angoisse qui expliquent l'allégresse et les réjouissances qui saluent le retour de l'empereur, ainsi qu'en témoignent également de nombreuses monnaies portant l'inscription Fortuna redux (= la Fortune qui préside au retour). Auguste se rend en Gaule (16 av. J.-C.) pour y mater une rébellion de certains peuples germaniques mais il y reste trois ans pour affermir l'autorité de Rome (Horace, Odes). Bientôt tout voyage impérial sera à finalités multiples : inspection des provinces et des armées mais aussi curiosité personnelle. L'expédition de l'empereur Claude en (Grande) Bretagne fut une expédition militaire facile mais il avait emmené avec lui plusieurs savants et, au retour, avait traversé toute la Gaule par le réseau routier de ce pays et, en Italie, avait emprunté une partie du Pô avant d'arriver à Ravenne. Néron, lui, organise un voyage en Grèce (64 ap. J.-C.) pour des raisons politiques mais aussi et surtout pour montrer ses talents de musicien et d'acteur. C'est pendant ce voyage que, de façon spectaculaire, sa garde prétorienne entame le percement de l'isthme de Corinthe, cependant que l'empereur se montre dans tous les concours grecs (Olympiques, Isthmiques, Pythiques...) pour y concourir, être admiré, déclaré vainqueur et couronné... Il se déplace avec un équipage fastueux et toute une troupe de jeunes chevaliers qui lui sert de claque (Suétone, Vies des douze Césars). Son retour à Rome reproduit le rituel du triomphe.

  Ce voyage de Néron modifie pour l'avenir les voyages impériaux : l'action culturelle ycesar-voyage.png aura désormais toujours sa place. C'est particulièrement manifeste dans les voyages de l'empereur Hadrien (IIe siècle ap. J.-C.), empereur "voyageur" par excellence. Celui-ci s'est promené, en effet, en Égypte et en Asie mais surtout en Grèce et, contrairement à Néron, dans un équipage dépourvu de tout confort : dans ses tournées d'inspection militaire il partage entièrement la vie des troupes (M. Yourcenar, Mémoires d'Hadrien).. Ses nombreux voyages et séjours en Grèce ont une fonction politique et religieuse à la fois : il s'agit de renforcer le culte impérial. Hadrien visite aussi toute l'Asie romaine et contribue financièrement aux initiatives prises par les édiles des cités. Il fonde des thermes en Asie et dote Athènes d'une splendide bibliothèque grecque et latine. Il accomplit aussi toute une série de pélerinages historiques, de la tombe d'Agamemnon à celle d'Alcibiade (Histoire Auguste)

  Marc-Aurèle, à son tour, séjourne à Athènes et se fait initier, comme Hadrien, aux mystères d'Éleusis. Sous le Bas-Empire, Septime-Sévère et Caracalla sont, eux aussi, de grands voyageurs et leurs tournées administratives (règlements de problèmes locaux) constituent aussi des voyages d'agrément : intérêt pour l'archéologie ou pour la beauté des paysages traversés. Au total les voyages impériaux constituent souvent des opérations de prestige mais contribuent à maintenir l'unité politique de l'Empire

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 14:31

Sergei Chepik (né à Kiev le 24 juin 1953 et mort à Paris le vendredi 18 novembre 2011) est un artiste-peintre russe naturalisé français formé à l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Son œuvre est diverse : passé tourmenté de la Russie (La Russie crucifiée, 1999), œuvres religieuses (La Passion du Christ 1989), thèmes du cirque, de la boxe, de la tauromachie...)

Cette diversité se reflète également dans les formes que prend son œuvre : technique mixte, aquarelle, céramique, monotype, sculpture sur bois...Sergei Chepik Website Home Page

 

En 2002, les responsables de la cathédrale Saint Paul de Londres passe commande à Sergei Chepik d'un projet monumental. Deux ans plus tard, l'artiste a achévé son travail... son chef-d'œuvre !

chepik-the_nativity2.jpg

            La Sainte Vierge (ou la Nativité)

 Chepik-resurrection.jpg                      La Résurrection

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               La vie publique de Notre Seigneur

 chepik La-Passion-de-Notre-Seigneur

                          La Passion

 

Cliquez sur les titres pour agrandir

 

Entretient accordé par l'artiste, sur l'achèvement des quatres toiles pour la cathédrale Saint Paul's :

Marie-Aude Albert : Quand aujourd’hui ce travail colossal pour Saint-Paul’s, qui aura duré 2 ans, est enfin achevé, qu’éprouves-tu ?

Sergei Chepik : D’abord, bien sûr et c’est bien normal, je suis heureux que tout soit fini, je suis aussi très très fatigué, et enfin, paradoxalement, je regrette aussi que ce soit déjà fini ! Je veux dire que le processus même du travail, jour après jour, m’apportait beaucoup de joie.

MAA : Et qu’éprouvais-tu, si tu te souviens, le jour où tu as commencé ce travail ?

SC : D’abord, je ne croyais pas vraiment, pas du tout même, en mes propres forces ; une fois assemblé le premier grand châssis dans l’atelier, je l’ai contemplé avec effroi, comme une montagne gigantesque que j’allais devoir escalader : c’était ma première expérience de travail à une si grande échelle ! Et je ne parle même pas de la responsabilité qui s’abattait sur mes épaules en raison du thème même que j’allais traiter, du lieu auquel ce travail était destiné, des personnes qui me l’avaient commandé… non, je parle d’abord de ce châssis colossal qui m’intimidait et qui, en même temps, m’attirait, car toute ma vie j’avais rêvé de peindre quelque chose d’immense. Je pensais toujours à Titien, au Tintoret en me disant qu’ils avaient eu dans leur vie la chance formidable de pouvoir s’exprimer dans de très grands formats. Combien de fois, en peignant une toile, ai-je éprouvé un sentiment de frustration, comprenant que le sujet que je traitais demandait un format 2 ou 3 fois plus grand que celui sur lequel je travaillais. Car aujourd’hui un peintre est lié aux conditions du marché, de la galerie où il expose, des appartements où ses toiles seront accrochées, tout doit être aujourd’hui petit, notre monde est petit, nos passions sont petites, tout doit être « intime », alors que l’artiste rêve de peindre des toiles immenses. Enfin, la première réaction de peur passée, j’ai éprouvé un immense bonheur à l’idée de pouvoir me réaliser dans des toiles de très grande dimension où les personnages sont presque à taille humaine !

MAA : Avais-tu jamais imaginé justement qu’un jour on te donnerait la possibilité de t’exprimer dans ces formats grandioses dont tu rêvais et pour un lieu aussi prestigieux, et ne considères-tu pas ce travail pour Saint-Paul’s comme une sorte de petit « miracle » étant donné l’état pitoyable de la peinture religieuse à notre époque ?

SC : Sincèrement non, je ne pouvais l’imaginer, vu l’environnement culturel où nous baignons aujourd’hui. L’époque des grands mécènes de l’Eglise, des papes mettant les artistes au service de la foi, des Jules II, est bel et bien révolue depuis longtemps et il y a peu de chance pour qu’elle renaisse, et pourtant, soudain, le Dean et les chanoines de Saint-Paul’s ont eu l’audace, le courage de prendre un risque et de me confier leur projet. Jamais je n’aurais imaginé pareille aventure ! En tout cas, en France, où j’habite depuis 1988, ce rêve était totalement exclu ; ce pays ne cesse de s’enfoncer dans un athéisme d’Etat de plus en plus agressif dont l’Eglise catholique est ici la première victime, et il faut voir ce que l’on ose exposer au nom d’un soi-disant « dialogue » entre l’art contemporain et le message chrétien : c’est parfois tout bonnement sacrilège et blasphématoire. Oui, on peut dire qu’il s’est produit une sorte de petit « miracle » avec Saint-Paul’s ou plutôt une suite d’événements providentiels qui a commencé par mon tableau Golgotha peint en 1996. C’est une très longue histoire que je ne peux rapporter ici. Disons qu’une chaîne de personnes de toutes conditions sociales, de toutes nationalités, de confessions différentes même mais toutes favorables à ce projet ont œuvré ensemble pour qu’il aboutisse : il y a eu beaucoup d’obstacles bien sûr, mais le « miracle », c’est que ce rêve soit finalement devenu réalité.


L'entretient en intégralité en cliquant ici

 

Le site officiel de Sergei Chepik : http://www.chepik.com/francais/french.html

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:12

En ce 11 novembre 2011, hommage à Albert et Marguerite Paris, Clovis Frénois et Emma Olivier, Abel  et Amélie Lépinat, Georges et Jeanne Ledoux...

 





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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 01:27

Un calendrier celte à grande échelle a été découvert autour de la tombe royal de Magdalenenberg en Allemangne, près de Villingen Schwenningen, en Forêt Noire par des chercheurs du Römisch-Germanisches Zentralmuseum à Mainz. En réexaminant les plans des anciennes fouilles, ils ont constaté que l'ordre des tombes situées autour de la sépulture royale correspondait exactement aux constellations de l'hémisphère nord. Alors que le site de Stonehenge en Angleterre, est orienté vers le Soleil, le complexe funéraire de Magdalenenberg est organisé selon l'emplacement de la Lune. Les constructeurs ont positionné de longues rangées de poteaux en bois de manière à pouvoir se fixer sur les phases de la Lune qui ont lieu tous les 18,6 ans. L'emplacement des tombes de Magdalenenberg représente un type de constellation qui peut être visible entre le milieu de l’hiver et le milieu de l’été. À l’aide de programmes informatiques spéciaux, le professeur Allard Mees, chercheur au Römisch-Germanisches Zentralmuseum, a pu reconstituer la position des constellations au début de la période celte, en particulier celles visibles à la mi-été. Cette étude archéo-astronomique a permis d’établir la date de 618 av. J.C., ce qui en fait l’exemple le plus ancien et le plus complexe de calendrier celte basé sur les phases de la Lune. Or, dans sa Guerre des Gaules, Jules César fait allusion au calendrier lunaire des Celtes qui, après la conquête, fut totalement oublié en Europe occidentale et remplacé par le calendrier solaire romain. calendrier_stonehenge.jpg

Plan général du complexe funéraire hallstatien de Magdalenenberg avec la représentation des constellations.

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